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 Le Barbillon - L'ascension et la Descente aux Enfers d'un Capitaine.

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Cap'taine Lomnet

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MessageSujet: Le Barbillon - L'ascension et la Descente aux Enfers d'un Capitaine.   Dim 30 Juin - 19:30


Le Barbillon - L'ascension et la Descente aux Enfers d'un Capitaine



Le Barbillon en pleine tempête

Il n'en avait jamais vu de tels, impressionnant par son allure, choquant par sa vitesse mais surtout angoissant pour sa robustesse. Le jeune Cédric, petit voyou de Kul Tiras en avait un peu marre de passer en cabane pour des patates volées et des bagarres de rue. Longtemps il regardait la mer se déchaîner sous l'Orage, longtemps il avait rêvé de la chevaucher. Mais pour être sur de la dompter, il devait emprunter ce monument qu'il voyait accoster au port : Le Barbillon. Cédric avait parcouru tout le quai pour admirer la facture du bâtiment. Sa coque sombre, trouée par les hublots des canons tels les yeux d'un démons, il s'en trouvait parcouru d'un frisson lorsqu'il tentait d'apercevoir dans la pénombre de ses orifices, les distributeurs de mort. Les voiles étaient en mauvais état et la poudre avait laissé des marques impérissables dans le bois, mais cela n'empêchait pas ce navire d'avoir l'air triomphal.

"Qu'est-ce tu mattes p'tit con ?" grogna une voix rauque et agressive.

Interpellé, le jeune Cédric se retourna pour découvrir son interlocuteur : Un grand gaillard, les bras musclés, les sourcils broussailleux, la moustache sombre et longue et le regard peu engageant. Il n'était cependant pas du genre à se laisser marcher dessus, mais en l’occurrence, il n'allait pas tenter le Diable et répondit poliment.

" Herm, je ... C'est à vous ? Je ne faisais que regarder ce bateau et je le trouve ...
- Ta gueule ! Tu te casses d'ici ou j'te r'fait l'portrait !
- Mais ... Je ..."


Le grand marin s'approche, menaçant, faisant craquer ses poings. Peu enclin à un affrontement, Cédric n'était déjà pas couard, il préféra rester sur place, attendant de voir si il pouvait riposter aisément. Pas à pas, le pirate s'approchait et Cédric se préparait, la sueur perlait sur son front. Ce n'est qu'au dernier instant, lorsque le pirate leva le poing que la providence le sauva :

" Hé tu fais quoi là ?!
- J'me fait un fouineur, Cap'taine.
- Tu t'fais quedale, Shelby, vas aider Le Douillet à vider la cargaison, sinon c'est moi qui t'pètes la gueule."


Grommelant, le marin massif repart alors vers le pont supérieur pour aider à décharger. Le Shelby en question semblait surtout énervé plutôt que foncièrement mauvais. L'homme qui l'avait arrêté se tenait droit, un manteau rouge, les cheveux noirs mi-longs en bataille, probablement la trentaine, une mâchoire colossale décorée d'une barbe de 2 jours. Il s'approcha du jeune Cédric, le regardant dans les yeux.

" Salut mon gars, Moi c'est Patt Linson, Capitaine du Barbillon, ici présent. Dis moi c'qu'un jeune gars aux yeux bizarres veut à c'maudit rafiot ?
- Hem, rien, je le trouve juste magnifique et ...
- A qui ai-je l'honneur d'abord ?
- Cédric, Cédric Lomnet. Faîtes pas gaffe à mes yeux, j'suis pas un démon, mon père croyait ça, c'pour ça qu'j'suis à la rue.
- Triste histoire ... Dis moi, tu cherches une maison ?"



Le Capitaine Patt Linson

Cédric avait parfaitement compris la proposition du capitaine. Il voyait que l'équipage avait besoin de bras et son corps semblait assez robuste pour son âge. Il s'empressa de hocher frénétiquement la tête positivement. Monter à bord du Barbillon était presque incroyable pour lui. Ce bateau avait une mauvaise réputation, quelque chose de louche planait autour de lui : Certains disaient que le capitaine tuait par plaisir tous les gardes de Kul Tiras qu'il croisait, d'autres disaient même qu'il les mangeait, mais tout ces ragots venaient des alcooliques avec qui Cédric traînait dans les ruelles pour agresser les citoyens tardifs. Ce banditisme des bas fonds ne lui convenait plus, il était sur de vivre des aventures surprenantes à bord de ce navire. Le capitaine écarta alors ses bras pour designer son bateau :

"Bienvenue chez toi, mon ami !"


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MessageSujet: L'Air Marin   Lun 1 Juil - 9:56

Pressé par le capitaine, Cédric était surexcité à l'idée de monter sur le Barbillon, mais il en oublia presque une chose : Sa fille. Et oui, le jeune homme avait fait le malin avec une femme riche et belle, il y avait 1 an de cela. Cette jolie femme s’appelait Caroline Gentelande, de 7 ans son aînée. Malgré sa vie aisée, cette dernière vivait d'alcool et "d'amour". Bien qu'elle eût accouché récemment, elle confia l'enfant à Cédric, pour des raisons de mœurs évidents. Trop sympathique et trop aveuglé par l'amour, Cédric accepta de loger l'enfant dans son repaire et de la nourrir comme il le fallait. Il la nomma Alzisia. Cédric proposa alors d'emporter sa fille ce que le capitaine accepta sans rechigner.


Caroline Gentelande à l'époque

Après avoir retrouvé sa fille entre les alcooliques de cette maison abandonnée et les coupe-jarrets habituels, Cédric ne perdit pas de temps. Enveloppant sa fille dans un drap, il la regarda tout au long de son trajet vers le port : *Je suis père* se disait-il. 16 ans et déjà père d'une enfant livrée à elle même dans un monde sauvage. Cédric en avait parfaitement conscience, c'est pourquoi il se jura de la protéger jusqu'à ce qu'elle devienne forte. La pluie s'était mise à battre violemment et le port n'était plus très loin. Il pressa la marche, arrivant au quai pour y découvrir à nouveau Shelby, l'air bien moins agressif :

" Tu veux d'l'aide gamin ? Passe moi ton gosse, j'vais la confier aux Filles du Capitaine.
- Les Filles du Capitaine ?
- Ses gonzesses quoi. Allez, tu sais très bien qu'elles s'en chargeront mieux que toi."


Rassuré de voir que ce pirate n'était pas si inhumain, Cédric lui tendit l'enfant avant de monter à bord.


Shelby, un des plus coriace flibustiers du Capitaine.

C'est sur le pont que la fascination de Cédric entra en ébullition : Tous ces gaillards, habillés comme ils le voulaient, tous ces forbans vivaient comme des rois mais ils n'avaient qu'un bateau. Cédric se retrouva au milieu de tout ce monde et ne bougea pas, admiratif. Il sentit d'un coup une main amicale se poser sur son épaule :

" T'as d'la chance petit, lança le Capitaine, Shelby aurait put te démolir si je ne l'avais pas arrêté à temps.
- Hem, et bien, peut être que ma chance tourne aujourd'hui qui sait ? Par le passé, la chance ne m'a pas vraiment sourit.
- Oh, tu as raison de dire ça, la chance, je crois que tu l'as trouvée ..."


Le capitaine tapota à nouveau l'épaule de Cédric avant de remonter sur le gaillard à la poupe de la frégate et de tirer mousquet en l'air afin d'arrêter le carnage de bruit qui sévissait sur le pont :

"Mes amis, mes frères, mes enfants, mes femmes, Bref ... Tout l'monde sur ce rafiot ! Le Seigneur Standy est content d'avoir pu compter sur nous pour avoir ramené cette foutue cargaison. C'est pourquoi il nous a payé un quart en plus de la somme de base. Un brouahaha de joie s'installe sur le pont, aussitôt coupé par un second coup de mousquet. C'est pourquoi ce soir, on r'tourne vers la Baie pour fêter ça !

Appréciant la vue du pont depuis son gaillard, le Capitaine ordonna de lever l'ancre avant de se mettre à la barre. Cédric observa la fourmilière s'activer autour de lui quand une femme pirate s'avança vers lui et l'interpella :

" Et bin mon coco, tu vas rester planté ici jusqu'à c'qu'on arrive en mer comme par magie ?
- Euh non je ...
Un doigt était venu se poser sur les lèvres du jeune matelot.
- Va hisser les voiles, et regarde pas d'trop près l'decol'té d'la Caty !"

Ayant bien remarqué le regard indiscret du jeune homme, la fameuse Caty s'éloigna de lui en riant à pleine voix pour se diriger vers les cordages. Cédric ne s'attendait pas, en effet, à voir une telle femme à bord d'un tel navire.


Caty, femme pirate libre, et, un peu vieille pour un jeune homme !

Suivant la silhouette du regard un instant, il partit lui aussi vers les cordage pour hisser la grand'voile. Il imitait son homologue, face à lui, avec brio. Débrouillard, la première semaine en tant que matelot se passait bien. Il allait voir sa fille tous les jours, visiblement bien entourée dans la cabine du capitaine. Il apprit aussi à se battre avec un sabre -bien que ce n'était en réalité que des bouts de bois- avec les autres matelots, cependant, Cédric se débrouillait bien mieux que les autres. Une fois, un autre mousse brisa son bâton en deux. Tirant profit de la situation, Cédric commençait alors à l'affronter avec un bout dans chaque main, le mettant aisément au sol. Linson avait vu et apprécié le spectacle que Cédric avait offert. Ce jour là, il descendit au milieu des jeunes marins et pointa Cédric du doigt un long moment avant de lui adresser la parole :

" Tu sais que c'est pas banal pour un type comme toi d'savoir manier le sabre ainsi ? Enfin, tu te débrouille bien avec ce que t'as."

Cédric lâcha ses bouts de bâton, il ne répondit pas, l'air interrogateur. Linson soupira et sortit son sabre d'un coup. Cédric et les autres matelots reculèrent, surpris par ce geste soudain. Linson le plaça face à lui même, laissant Cédric admirer la facture :

" Si tu me bats, un jour, il est à toi, ça t'dis ?
- Je ... Je vous battrais jam...
- Oh pitié, ne sois pas si modeste. C'est évident qu'à l'heure actuelle j'te botterais sévèrement l'cul si jamais j'le voulais, mais ... Tu sais faire des trucs avec tes bras, tu sais esquiver ... J'crois que j'vais t'former aux règles du combat au sabre. Un jour, on s'affrontera sérieusement, et si tu gagne, je t'offrirais Vendéus"
rengainant alors le dit sabre.


Vendéus, sabre d'abordage du Capitaine Linson, à l'époque

Le capitaine s'écarta alors de la troupe de matelots pour remonter sur le gaillard, où son second tenait la barre. N'ayant jamais considéré cette possibilité, Cédric se trouva fasciné par l'idée d'affronter quelqu'un avec un sabre : Savoir se battre avec style et efficacité. Cédric s'enorgueillit alors d'un large sourire, narguant les autres matelots qui repartaient à leur corvées habituelle. Un geste de main du capitaine lui fit comprendre qu'il avait, lui aussi, plutôt intérêt à se remettre au nettoyage du pont ...


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MessageSujet: Le Goût du Sang   Mar 2 Juil - 23:37

Les jours passaient comme des secondes pour Cédric. Le travail sur le pont du Barbillon était harassant et le soleil du sud n'avait guère pitié de lui, cependant, chaque nuits, la fête battait son plein. Evidemment, Caty avait bien remarqué le séduisant jeune homme, qui, avec tout le travail qu'il faisait, avait gagné un corps d'homme, et l'avait entraîné plusieurs fois dans sa cabine sans que le pauvre bougre ne puisse trop donner son avis. Elle lui disait que ses yeux résultait sans doute du fait qu'il faisait l'amour comme deux hommes, et, malgré que ce ne fût que des aventures nocturnes, Cédric se trouvera marqué par cette dernière : Il reprit confiance en lui, il n'était pas un démon, ni même une erreur, il s'étonnait alors de penser que son père était en fait un abruti qui ne comprenait rien à rien. Il se dit alors qu'il n'était pas le monstre incapable que son père voyait en lui, et s'imaginait déjà figurer parmi les légendes des mers. Son premier fait d'arme arriva dès le premier affrontement.


Le Capitaine Ashdown était un rival de Linson, et son vaisseau, le Trepassé des Mers n'est pas non plus un vaisseau de plaisance ...

Une journée calme, au large des îles du sud de Strangleronce, Cédric admirait le paysage, les récifs, tout lui semblait si parfait, bien loin de Kul Tiras. Linson lui avait promis qu'il lui apprendrait à se battre, il était impatient de s’entraîner avant d'affronter de vrais ennemis, mais, il n'aurait pas la chance de savoir frapper juste avant de connaître le sang de l'ennemi. La vigie hurla alors une phrase peu compréhensible, mais tout l'équipage se mettait alors à courir dans tous les sens. Cédric était un peu perdu, il ne comprit pas de suite et remarqua d'un coup un navire à la coque grise, plutôt bas mais visiblement bien fourni en équipage. Des marchands à piller ? Non, c'est dommage, mais ce ne sera pas si simple. Il vit le capitaine arriver, mousquet et sabre à la ceinture, prêt à se battre. Il lança à Cédric :

" Alors mon p'tit ? T'es prêt à t'frotter à du vrai bonhomme ?
- On va les aborder là ?
Apeuré, Cédric bégayait ses mots.
- Non, mais cet enfoiré d'Culby Ashdown m'a d'jà r'péré et il se ramène sur nous."

Cédric retourna alors son attention vers le large, bouche bée. Et si le faucheur se trouvait parmi eux ? Et si il mourrait étouffé dans son sang dès la première vague ? Cédric se ressaisit, un pirate lui envoya un sabre et il le récupéra sans problème, se surprenant lui même : Peut être qu'il n'était pas si faible que ça après tout ? Et si ses réflexes était assez bon pour dominer un combat ? Il était déjà plus agile que la plupart des matelots. Lorsqu'il rigolait dans les rues de sa ville à se battre avec des bâtons tout la journée, et si il était devenu plus fort à cause de ça ?
La première épreuve serait peut être la plus dure de sa vie et avant même qu'il n'eût terminé d'y penser, il se retrouva éjecté en arrière dans un barouf de flammes et de plomb. Lorsqu'il se réveilla, sa vue était trouble, il ne comprenait pas vraiment le chaos autour de lui. Il aperçut entre les flammes et les bouts de bois qui volaient les flibustiers débarquer sur le pont de leur navire. Le revers de Shelby sur son visage fut certainement la douleur la plus atroce qui lui eut été donné de sentir dans toute sa vie, mais également la plus salvatrice.

" Hé mon grand ! Faut t'remuer là !" lui beugla t-il avant de repartir au combat.

Cédric se ressaisit, dégainant son sabre : Tirer profit du chaos et frapper efficacement, son cerveau reprit l'ascendant et l'adrénaline lui avait donné un coup de fouet magistral. Un colosse à la peau noire qui se tenait face à lui avait grondé dans sa direction, les boucles d'oreilles dorées et divers piercing sur le corps, cet homme de 7 pieds de haut exhibait son torse nu recouverts de méchantes cicatrices. Zondo "l'Ecraseur" l’appelaient ses compagnons. Il allait sans doute avoir à faire à un vétéran, un tueur sanguinaire de sang froid connu de toutes les mers. Il se tenait prêt à se battre malgré tout, la main tremblante, faisant rire le géant face à lui.

Cédric s'élança vers lui, criant du plus fort qu'il pouvait, pour finalement voir s'effondrer Zondo face à lui, la tête percuté par une balle que le vieux Bloch, moucheur du Barbillon, avait envoyé avec son canon abîmé depuis la grande hune. Après tout, si le vieux Bloch avait réussit à terrasser d'un coup un pirate renommé, pourquoi pas lui ? Les flibustiers autour de lui criaient "Oh la Chance !" en riant face à la mort. Le jeune matelot ne se dégonfla pas, frappant sur le premier boucanier ennemi à portée. Ce fut un coup de fortune, mais la lame s'était fichée dans les trapèzes du bougre et l'avait fait s'effondré, la lame coincée dedans.


Zondo, pirate renommé pour sa cruauté et son efficacité lors d'abordages

Le premier mort, c'est celui qui marque le plus, disent les pirates du Barbillon. Cédric n'oubliera jamais ce flibustier du Trepassé des Mers qui a, d'un coup, revêtu le nom de son bateau. D'un coup sec, il retira son sabre abîmé de son épaule, grimaçant et tremblant, mélange d'adrénaline, d'émotions et de dégoût. Ce sabre ne l'aidait pas à se concentré, il manquait de se briser, la garde n'était pas stable et il ne tranchait pas très bien. Il rejoint le petit groupe d'alliés non loin de lui, ou Shelby tranchait imperturbablement, frappant même de ses poings colossaux, les malheureux qui s'en prenaient à lui, tandis qu'à côté se tenait Linson, faisant virevolter son sabre habilement mais sauvagement dans les airs et dans la chair, décrochant têtes bras et jambes. Les deux comparses étaient tous les deux redoutables mais Linson possédait une technique de combat des plus passionnantes. Shelby était devenu son second grâce a sa sauvage efficacité, même si les deux hommes s'envoyaient souvent sur les roses et se vannaient pour leur façon de se battre différente.

" J'vois qu't'es encore en vie mon garçon ! Fait gaffes à tes arrières, La Chance !"

Linson décrocha cette phrase avec un large sourire, comme s'il maîtrisait la situation. La Chance, cela ne le quitterais plus. Il faut dire que depuis qu'il avait quitté Kul Tiras, il était chanceux. Il se joint alors aux pirates et frappait ses assaillant avec une précision primaire mais déjà révélatrice de ses futurs coups. Il pris sa première cicatrice de combat dans sa première inattention. Quelque chose encore qui ne le quitteras jamais : Une vilaine cicatrice s'étirant de ses côtes gauche jusqu'aux bas de ses abdominaux. Déconcerté par la douleur, il vacilla, perdant son sang sur sa chemise de matelot en jute. Il tremblait, la peur avait frappé une seconde fois mais l'instinct de survit lui ordonna de se sortir de là. Il pris de l'élan et frappa son adversaire verticalement, prêt à toucher sa tête, mais l'assaillit para allègrement et lui colla un coup de pied au ventre, le faisant tomber au sol et cracher de douleur. Son sabre avait volé un peu plus loin et au sol ne se trouvait qu'un mousquet qu'un flibustiers avait lâché, tué avant de pouvoir tuer. Cédric n'avait jamais tiré mais il n'avait pas le choix, le forban riait en marchant derrière lui tandis qu'il rampait. Il se saisit du mousquet et appuya sur la gâchette. Le coup fit voler le mousquet de ses mains et la balle ne fit que sursauter son agresseur. La rage déforma le visage du bougre qui se pencha pour achever Cédric. Il ferma les yeux : Et voilà, finit, dès la première bataille.

Un bruit tranchant et une giclée de sang sur le visage lui prouvèrent le contraire. Il rouvrit les yeux sur cet homme transpercé d'un sabre au ventre et son assassin qui le regardait d'un air sérieux, hochant la tête pour s'assurer qu'il allait bien avant de repartir se battre. Cédric se glissa alors contre une caisse loin des combats, trop affligé par son sang qui coule et cette douleur dévorante. Il vomit  sans pouvoir contrôler et s'évanouit. Il se réveilla plus tard après l'assaut, couché sur le pont, à coté de Caty qui pansait sa blessure.

"J'aime pas trop ça, mon mignon. C'est pas très joli." lui esquissant un sourire

Il regarda le ciel au dessus de lui et reprit conscience peu à peu : ce n'était pas très glorieux, mais il avait passé l'épreuve du feu.


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MessageSujet: Premiers Revers   Jeu 4 Juil - 23:03

Cette première lame avait tranché dans son ventre comme une cruelle réalité. La liberté implique aussi qu'on doivent se battre pour la garder. Linson disait que c'est la femme la plus redoutable que l'homme puisse avoir, mais qu'une fois qu'on se pliait à ses règles on avait un avant goût du paradis. Le jeune tirassien voulait trouver cet avant goût, arriver à charmer la liberté pour s'entendre avec. Caty s'occupait encore de lui personnellement, elle même s'en étant très bien sortie, elle lui glissa de banales remarques affectives sur son incompétence qui, malgré le sourire amusé sur son visage, avaient frappé son orgueil. Il n'a effectivement pas été sauvé grâce à ses compétences, même Bloch, le moucheur de fortune du Barbillon avait fait mieux que lui. Bloch ... Une drôle d'histoire aussi que celle de Bloch. Réputé pour son efficacité au tir, Bloch était un alcoolique dont la vue avait réduit de moitié et dont les bras tremblaient autant qu'une feuille sur une branche. Lui, il avait 16 ans, il avait sa force et ses sens pour lui, mais il n'a tué qu'une personne, et par chance. Tout le monde décrivit alors ses coups comme étant des revers de fortune. Son orgueil fut la cause de sa déchéance, mais il prit alors une importance toute autre dans son esprit. Il irait voir Linson pour s’entraîner le plus tôt possible.


Artan Bloch, moucheur depuis des siècles si l'on en crois la légende ...

Il avait plu toute la soirée qui a suivit la bataille pour ne pas enjoliver l'esprit de Cédric. Le corps et l'esprit endoloris, il se força, après avoir été raccommodé, à faire du mieux qu'il pouvait sur le pont, pour montrer qu'il avait toujours sa place dans l'équipage. Shelby, habituellement peu enclin à laisser les gens tranquille, n'avait pas été tourmenter d'avantage le jeune pirate. Lui, il n'avait rien a prouver contrairement aux autres matelots du Barbillon. Si seulement il pouvait être aussi fort que lui et crier au visage de la mort comme il le faisait si bien. Mais Linson l'impressionnait bien plus. Ce personnage avait peut être la vingtaine, et il commandait ses troupes grâce à son charisme naturel. Et lui ne semblait même pas s'en rendre réellement compte, faisant les choses comme si elles étaient naturelles. Cédric posa son balai, tourmenté par le fossé qui semblait les séparer, il remonta jusque sur le pont supérieur et le croisa avant d'arriver sur la dunette :

" Capitaine ! Surprit, le capitaine se retourna :
- Ouais La Chance ?
- Vous m'aviez promis d'm'entrainer au sabre non ?
- On viens d'essuyer une attaque et t'en es même pas remis, alors j'ai pas trop l'temps, j'verrais plus tard."


Linson lui paraissait d'un coup injuste. Il n'en avait pas grand chose à faire apparemment. Après tout, il n'était qu'un matelot parmis tant d'autre : Des comme lui, il en connaissait des pleines marmites qui s'étaient fait tués. C'est là qu'il lui revint à l'esprit le plus important : Il était en vie, il n'avait même pas prit le temps de le réaliser. Cédric poursuivit alors son rétablissement à se reposer à bord dans la chambre de Caty. Il avait de la chance d'avoir une amie comme elle au sein de l'équipage, mais cela n'allait pas durer. La vieille vipère voudra chasser la jeune colombe qui tente de lui subtiliser son jouet. Cette colombe ? Tan la semi-elfe. Cette dernière, plus vieille que lui de quelques années, lui semblait plus correcte. Les attentes de chacun seraient réciproques. Caty le trainait peut être trop vers le fond, le maternant encore et toujours, le rendant faible d'esprit, écrasé.


Tan, jeune, belle, grâce elfique, le premier grand amour de Cédric.

Caty avait remarqué que le jeune homme n'avait plus envie de quelqu'un qui s'occupait de lui constamment. Sa blessure l'avait rendu irritable et bien moins calme. La femme pirate avait envie de voir ce jeunot comme un amant qu'elle pourrait garder longtemps, le rhum avait bien atteint son esprit depuis toutes ces années. Elle le prit à part, un soir ou ce dernier avait flirté avec la jolie semi-elfe.

" Tu fais quoi là ? C'est quoi ton manège bonhomme ?
- Lâche moi, laisse moi tranquille, j'suis pas ton jouet.
- Ho ! Tu crois qu't'aurais fait quoi sans moi sur ce bateau ? Si t'avais pas été mon jouet, t'aurais été le leur espèce de merdeux !
- C'est marrant ça, le coup que j'sois plus jeune que toi ça t'donnes selon toi forcément l'avantage sur moi. Dis moi, combien de temps ça fait qu'tu emprisonne des jeunes bonhomme comme moi dans ta cabine ?"


Juste avant qu'elle ne hurle une réponse, Cédric l'interrompit d'un geste de main brusque, presque haineux. Il la regardait de ses yeux vairons, qui, comme le disait elle, lui donnait une force de présence des plus troublante : On ne pouvait percer avec certitudes ses pensées. Caty ne put rien dire sur l'instant, mais elle n'allait pas laisser le jeune homme filer de ses doigts si facilement. Bien qu'elle s'accrocha comme elle le put à lui, elle comprenait qu'il finirait tôt où tard par s'éloigner d'elle. Il n'était plus sur de rien, mais jusqu'à ses 17 ans, il passa de l'une à l'autre quand Caty devenait trop possessive ou quand Tan était trop indépendante. Mais cette histoire délirante le fit grandir : Il ne prit plus jamais autant à cœur ses relations. Il apprenait entre temps avec Linson le combat au sabre. Ce dernier n'y avait en effet pas renoncé, mais Cédric était encore un adolescent borné et naïf. La première chose qu'il souhaitait arrivait enfin et l'aventure débuta réélement à ce moment là.


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MessageSujet: La Mélodie du Sabre   Lun 8 Juil - 23:13

Il avait pointé son nez dans la direction de la liberté, même si il savait qu'elle n'était pas acquise. Se battre pour l'avoir, se battre pour la garder, et se battre pour en profiter. C'était ce qu'il ferait : Se battre. Linson avait tenu sa promesse, il voyait en lui celui qui pourrait un jour prendre les rennes du Barbillon, mais ils ne lui montrerait pas, jamais, cela lui ferait perdre toutes ses chances. C'est arme en main qu'il le formerait à devenir le maître à bord. Vendéus dégainer, il la fit tournoyer vivement devant les yeux ébahis de Cédric, fasciné par sa maîtrise. Sans prévenir, Le Capitaine l'attaqua, un coup rapide vertical. le réflexe de Cédric fut de se baisser, même alors qu'il avait dégainé son sabre. Mais Patt s'était arrêté avant l'impact, laissant à Cédric le temps de constaté à quel point il était mort. Le regard du maître sur son élève était dur, la route sera longue et sinueuse, peut être même dangereuse


Le duel était une composante importante de la philosophie de Linson

" Tu vois comment tu es là ? soupira le capitaine à l'air déçu.
- Euh, et bien, faible, bientôt tranché en deux ! répondit d'un humour franc le jeune matelot.
- C'est ça, et y a qu'une chose qui m'empêche de l'faire, c'est ton air pitoyable. Tu n'as pas l'air d'un ennemi pour moi."

Le capitaine se s'éloigna du jeune pirate, pivotant, faisant tournoyer Vendéus. Ce sabre avait vu l'intérieur de plusieurs corps, mais l'entretien que lui administrait son possesseur en faisait une lame vierge. Pourtant, tout le monde savait au premier coup d’œil qu'elle avait déjà fait des ravages.

" Les plus cruels, les plus lâche, les plus brutaux et les plus fous t'auraient déjà enfoncé cette lame dans le corps ... Comme tu enfonce ton chibre dans Caty ! Le Capitaine se mit à rire, détendant l'atmosphère, ce qui fit rire le jeune matelot jusqu'à ce qu'il vit que son mentor ne riait plus.
- Tu trouves ça drôle ? reprit alors le sèchement le bretteur.
- Et bien, non, c'est la réalité j'imagine.
- Ouaip, parce que t'as que ça chez nous, les Pillards des Mers.
- Mais pas vous."


Le capitaine jaugea alors son apprenti d'un œil inquisiteur.

" C'est bien là où je veux ne venir, la chance. Tous ces connards sur les rafiots, en règle générale, ce sont des fous, des parias, ils n'ont pas peur de transgresser toutes les règles qui existent ! Si il y avait une règle qui leur interdirait d'se bouffer les pieds, ils se les boufferaient les corniauds ! Cédric réfléchit un instant.
- Alors, hem, où voulez vous en v'nir ?
- C'est simple non ? Au final, il ne sont pas libre de grand chose, il leurs faut peu de chose pour les gouverner à leur insu. Leur dire que le Roi est con et que c'est lui qui fait d'eux des parias pourrait leur suffire à s'attaquer à Hurlevent. Tu comprends ? Toi tu peux réfléchir et contrer ces bêtes sauvages, seulement, à ton stade, ils ne feraient qu'une bouchée de toi.
- Alors, vous pensez que certaines règles doivent être mise en place malgré le fait que tout le monde doivent être libre ?
- Précisément. Les règles sont la ligne à ne pas franchir si l'ont ne veut pas passer de liberté à chaos. Moi et Shelby, on fait les règles, on a réussit à réguler nos coup et voilà que nous sommes toujours vivants. Si tu t'y mets, tu peux faire pareil."


Patt fit un geste de sabre vers Cédric pour l'avertir d'une nouvelle attaque. Ce dernier fronça les sourcils et se tint prêt. Le Capitaine arriva avec la même attaque, il fit ensuite visiter à son genou, le ventre de sa recrue et le désarma d'un coup de sabre sur sa garde devenue fragile. Le jeune gaillard se tenait le ventre, il n'avait pas compris grand chose à la situation et c'était dur de s'imaginer à quel point le niveau de Linson était haut. Ce dernier attendit encore que le mousse se remette et frappa à nouveau, cette fois ci Cédric para de manière à ce qu'il ne puisse se faire frapper au ventre. Mais son adversaire avait un coup d'avance, profitant de son équilibre approximatif pour lui faire une balayette, et le fit tomber. Sacrebleu ! s'exclama t-il une fois sur le sol. Il vit passer Tan non loin de lui, cette dernière lui jeta un clin d'oeil malicieux et une petite phrase piquante.

" Oh, mon p'tit loup se fait tailler en pièces. Bien plus dur de se faire baiser que de baiser hein ?"

La classe incarnée cette semi-elfe ! Cette remarque, assassine, qui en disait long sur la façon abrupte de pratiquer la chose par le jeune tirassien, le fit se relever. Il avait une tronche de tueur, sanguin, il décida d'attaquer Linson, d'un coup vertical, comme il lui faisait. Le capitaine afficha un sourire, pivota sur le coté en gardant la même expression facial, et lui décocha un coup de talon sur les fesse pour le faire se rétamer en avant, se cognant contre le mat. Double coup dur. Il avait compris que la colère aussi devait se maîtriser, et que, même si elle venait à sortir, il fallait garder le contrôle dessus. Il se releva et vint se placer face à l'escrimeur, l'air vexé. Patt Linson secoua la tête, il faisait encore tournoyer son sabre en l'attendant, faisant les 200 pas sur le pont supérieur du Barbillon.

" Les poulettes, tu vois, c'est bien, j'adore les femmes, tu l'sais bien, elles sont ma raison de vivre. Mais faut pas qu'elle te rende fou à chacune de leurs critiques. Encore cette histoire de règle que tu ne suis pas et qui te sauveraient la vie."


Galeis, la favorite du Capitaine. Femme redoutable sur mer, mais, pas dans la chambre à coucher visiblement ...

Le p'tit Lomnet attendait que le Capitaine vienne à lui, le sabre en avant, les jambes écartés, de face. Lison arrêta de marcher, le jaugea et secoua la tête à nouveau, dépité.

" Tu compte garder quoi avec ton sabre comme ça ? Les planches du bateau ? Et tes jambes là ? C'est ça que t'appelles stable ? Si j'te souffle dessus, tu tombes.
- Et bien, je ne connais pas d'autre garde.
- D'autres gardes ?
exclama alors le Capitaine, les yeux écarquillés, t'appelles ça une garde ?"

Cédric regardait sa posture, il tenta de prendre une autre position, assez ridicule, puis une autre, puis une autre, dans un spectacle grotesque de postures lofoques et improbable. Linson éclata de rire, il le pointait du sabre comme ci il n'avait pas vu de spectacle aussi désopilant depuis un moment. Cédric repris une position normale, ne sachant ou se mettre, il attendit 5 bonnes minutes que le capitaine calme son fou rire. Ce dernier se calma et s'approcha alors de lui, l'air sérieux.

" Non sérieusement, c'est pas des gardes ça, ce sont des postures de mimes !
- Je suis novice, je n'en connais aucune, comment je pourrais vous en montrer une bonne ?
- C'est ça qui cloche chez toi mon p'tit gars ! Tu crois que tout est naturel, seulement ce sont des heures d'entrainement. Tu crois que j'ai toujours réussi à me battre comme ça ?
questionna le capitaine en désignant une balafre à son cou avec son pouce. J'en ai quelques autres sur le corps, c'est pas pour la déco'. Alors laisse moi te montrer."

Le Capitaine prit une garde visiblement imparfaite, mais certainement plus efficace que Cédric ne le pensait. Linson fit signe au matelot de l'attaquer, et ce dernier frappa. Hop ! Raté. Une autre fois ? Aller ... Et hop ! Désarmé. Une nouvelle attaque ? Et bien, un nouveau coup de genou dans le ventre. Cédric se tint le ventre à nouveau. Qu'il attaque ou qu'il défende, il était sur de mourir face à un adversaire tel que lui.

" Cette garde est dur à contrer en duel, mais avant de te montrer comment passer au travers, je vais d'abord t'apprendre à la maîtriser ..."

Cédric et le Capitaine firent quelques leçons. L'élève avait appris à être assidu, toujours attentif, toujours réceptif, il commençait à se défendre face à lui, et plus les leçons avançaient, plus Cédric impressionnait le bretteur. Le maître avait compris que bientôt, l'élève pourrait le remplacer.


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MessageSujet: La Bataille des Abysses Partie I   Sam 20 Juil - 20:45

Le moment de vérité approchait à grand pas : Bientôt, le Barbillon allait s'en prendre à la Dent des Abysse. Ce navire était connu pour son équipage redoutable. Rapide et puissant, son capitaine était connu pour être impitoyable et très bon tireur. Il se faisait appeler, le Gilnéen. Cédric n'avait rien contre Gilnéas, ni contre aucun autre royaume hormis Kul Tiras qui avait fait de lui un paria, mais, ce gilnéen l'avait marqué par sa suffisance mais également par son insupportable facilité à manier un fusil ou un mousquet. En effet, Cédric n'arrivait pas lui même a utiliser d'arme à feu : Les seules fois ou il en avait utilisé, un malheur arrivait. Parfois une balle allait se planter dans le mollet d'un matelot, parfois l'arme partait sous le coup pour lui atterrir en plein visage et d'autre fois, il avait carrément oublier comment tirer avec. Cédric maudissait les armes à feu et il s'en voulait de ne pouvoir être redoutable à distance. C'est pourquoi il s’entraîna au lancer de couteau, où, il parvint à compenser son inaptitude à l'utilisation du mousquet. Seulement, depuis l'attaque du Trepassé des Mers, il ne s'est plus battu à nouveau dans une vraie bataille navale. C'était une soirée calme sur la mer du sud, rien ne prédisait une attaque, et pourtant, la Dent des Abysse pointât le bout de sa proue à l'horizon. Le jeune mat'lot se sentait prêt à affronter ce nouveau navire, mais, jamais il n'aurait imaginé que l'affrontement soit aussi violent, ni même qu'il y trouverait son premier rival ...


Le capitaine Kellan Flaherty dit "Le Gilnéen", probablement la cause de l'aversion de Cédric pour les gilnéens ...

La vigie du Barbillon n'avait pas tardé à prévenir tout l'équipage de la présence du Gilnéen. Linson et Shelby se tenaient sur le bastingage de la dunette. Le second avait le visage qui transpirait la haine et le dégoût, observant le bateau comme un oiseau de proie, alors que Linson examinait ce même navire à travers sa longue vue, la mine, guère plus joyeuse. Cédric s'était aperçu qu'il était en fait entouré d'un équipage plutôt agressif envers ce pavillon noir. Il est vrai que le Capitaine lui avait conté la raison pour laquelle ce navire était un de leur pire ennemi : Ils n'avaient pas de parole. Avoir une parole ? Dans une telle mer de mensonge ? Songeait-alors le jeune mousse. Il fallait savoir que derrière cette sauvagerie qu'était la piraterie, chaque équipage avait généralement un code de conduite et suivaient, pour la plupart, le code de la piraterie, que le capitaine ne lui avait pas encore enseigné. La réalité était que Kellan Flaherty et son équipage avaient trahi la coalition dont ils étaient membres avec le Barbillon, au profit d'une plus grande et plus riche ... Qui malgré tout se démantela avec le temps, mais cela leur permit tout de même de se faire "pas mal de maille".

Cédric vit que le Barbillon naviguait en sa direction, on pouvait sentir la bataille venir comme un orage en plein été, tant la tension sur le pont des deux navires était grande. Evidemment, la Dent des Abysses avait repéré le Barbillon également. Cédric regardait le navire ennemi : Il était grand, massif, armé et terrifiant, peut être plus que son propre navire. Mais son équipage était-il aussi redoutable ? La plupart des matelots parlaient de Flaherty avec réserve. Nul doute sur la dangerosité du bonhomme en question, mais, qu'en était-il donc de son équipage ? Il parait qu'avant, Flaherty était secondé d'un troll vaudou d'un sauvagerie et d'une violence sans précédent, mais, il paraîtrait que ce dernier fut victime d'un marronnage par son propre capitaine.

Le combat allait débuter, et, par expérience, Cédric s'éloigna du bastingage afin d'éviter un nouveau vol plané. Les pirates des deux bords s'envoyaient des jurons haineux, bombant leurs torses, de vrais fanatique. Linson était un bon capitaine, il arrivait à motiver ses troupes, à leur transmettre la rage nécessaire pour mener à bien ses affrontements. Entre tous les cris de bêtes que rugissaient les matelots de son propre navire, Linson perca tout ce boucan d'un cri puissant et determiné :

"Faîtes feu !"


Dans la nuit calme du sud, le Barbillon et la Dent des Abysses entament un affrontement de poudre et de plomb ...

Le pont était secoué par les quelques boulets de canons qui parvenaient à pénétrer la coque du Barbillon, et le sang de son  équipage se répandait dessus à mesure que les boulets n'emporte une partie de leur corps dans leur visite éphémère du pont.
Cédric avait déjà vu des cadavres aussi atroces lors du premiers combat, mais jamais il n'avait vu la raison de leur état. Chamboulé par cette vision d'horreur, il essaya de trouver un endroit sur et de tenir, droit, comme un homme qu'il devenait, mais, il flancha et vomit sous cette odeur nauséabonde et ces visions horribles. Il connaissait ces matelots. Après s'être vidé de son dîner, le jeune mousse se ressaisit et grimpa sur le gaillard, observant le navire ennemi. Cette vision l'emplit de joie et de courage : La Dent des Abysses, elle aussi, avait subit pas mal de dégâts et de mort avec les canons rugissant du Barbillon.
Il est vrai que la réputation du Barbillon était due à la férocité de son équipage, la puissance de Shelby, et par la dexterité de Linson, mais il ne faut pas croire pour autant que leurs canonniers furent à négliger.

Une fois à court de poudre ou de boulets, voire simplement de canons ou de canonniers, les deux navires s'approchèrent l'un de l'autre, les moucheurs avaient déjà commencé à vider le pont adverse de son équipage. Cédric vit alors que le moucheur de la Dent des Abysses le visait. Juste à temps, il plongea sur le coté, poussé par l'adrénaline. Il entendit siffler la balle non loin de son oreille et la vit se planter sur le sol du gaillard, non loin derrière lui. Le moucheur était habillé classe .. Mais pas classe tirassien, classe gilnéen. Le Gilnéen ? Exact. Le Gilnéen avait la particularité de faire office de moucheur et de capitaine en même temps. Cédric n'avait appris que plus tard que ce qu'il venait de faire était plutôt ... Plutôt inhumain : Voir un moucheur depuis le pont adverse est déjà assez dur, mais alors prévoir son tir, surtout lorsqu'il s'agit du tir du Gilnéen, relève du 6ème sens ou ... De la chance ?

Les gabiers s'étaient élancer pour débuter le bain de sang qui se profilait depuis l'arrivée du navire félon. Cédric souffla, se préparant à l'attaque imminente, quand tout à coup, il fut pris d'une hallucination, accompagnée d'une voix. Un troll étrange était apparu, entouré de brume, sur le pont, mais seul lui semblait le voir. La voix, qui semblait être celle de l'apparition vu l'accent, lui dictait :

"Alors mon jeune ami ? Tu cwois pouvoi' t'en so'ti' contre ces matelots ? Mmh ? Ton espwit m'intewesse ... Pwouve moi que tu est un guewier digne de ce nom ! Montwe ça à Jin'Atal !"

La voix et l'apparition s’éteignirent dans un rire spectral.


Jin' Atal, curieux personnage. Que voulait-il à Cédric ?

Le tirassien était un peu chamboulé par tout ça. La magie et lui n'avait jamais été très amis, et, cela n'allait pas s'arranger. Malgré sa vie de voyou, il avait toujours foi ne la Lumière et considérait le reste comme de la magie démoniaque. Son comportement, malgré certaines pratiques peu morales, se trouverait presque sain, suivant une ligne de conduite.

Reprenant à nouveau sa concentration, un pirate d'en face le chargea en beuglant, le sabre au dessus de la tête. Subjugué par ses propres réflexes et sa vitesse de réaction, Cédric esquiva aisément la première attaque, balayant l'appui instable de son ennemi dans le même mouvement de rotation de son esquive, qui fit tomber le pirate sur le dos. Cédric regarda son adversaire au sol. Son regard était soudain empli de compassion, de pitié, et même d'angoisse à l'idée d'envoyer ce marin au royaume des morts. Mais il savait qu'il ne devait pas lui laisser une seule seconde de répit et envoya son sabre se planter dans son cœur. Son regard avait changé, impitoyable, il avait trouvé la mentalité du guerrier. Ce deuxième mort ne le choqua pas plus que ça, s'étant fait à l'idée qu'il ne serait certainement pas le dernier. Il se baissa pour armer sa seconde main du sabre de sa victime, faisant tournoyer les deux. La bataille avait à peine débuté.


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MessageSujet: La Bataille des Abysses Partie II   Ven 2 Aoû - 14:14

La poudre et le sang, le fer et les flammes, tout ceci transformait cette nuit calme en chaos maritime des plus effrayant. Les valeureux guerriers des deux navires s'adonnaient à une danse sanglante, et Cédric ne connaissait pas encore tous les pas de cette dernière. Il inspecta la hune de la Dent des Abysses, où se tenait Kellan. Il semblait bien se fendre la poire à descendre les compères du Barbillon d'un tir à chaque fois. Cédric le gardait à l’œil, mais il se concentra sur le chaos qui l'entourait. Maintenant armé de deux sabres, il cherchait ses adversaire, le visage empli de rage, le pas assuré. Il attira l'attention de deux flibustier : un homme massif, blond, avec un sabre d'abordage d'une bonne taille, et un petit teigneux avec une masse et l'air malsain. Aucune peur ne se manifestait sur le visage du jeune homme, cependant elle était bien présente en lui, peu importe ce que son visage pouvait montrer.

Le grand pirate chargea premièrement, frappant à la vertical avec une puissance et une vitesse vertigineuse, comme ci il allait trancher le navire en deux. Cédric se décala sur le coté, tout de même plus rapide et frappa alors sur son flanc gauche d'un coup de pied féroce. Malheureusement, déplacer un tel monstre avec un coup si faible, c'était rêver les yeux ouverts. Cédric recula et récupéra son équilibre difficilement, un peu sous le choc. Le pirate lui afficha un large sourire tandis que l'autre teigne le chargea, hurlant comme un damné. Le jeune tirassien reprit rapidement ses esprits, déviant le coup de masse qui tentait de lui fendre le crâne par la gauche, puis il enchaîna son adversaire de divers coups de sabres, lui tranchant le torse de part en part. L'adversaire s'effondra sur ses genou, le regard incrédule, tranché de partout, répandant encore un peu de sang sur le pont du navire. Ce n'est que de justesse que Cédric réussit à échapper à la mort, s'écartant un peu tardivement pour esquiver l'attaque de l'autre pirate, ce qui lui valut une longue cicatrice le long du visage, barrant son œil gauche d'un fin trait sanglant.

Sans même pouvoir réagir ensuite, il se retrouve bousculer violemment par une paluche brutale, mais familière, l'envoyant câliner les tonneaux à sa droite. Shelby venait de l'écarter de son propre combat. il assista alors à la définition même de suprématie : Le second du Barbillon envoya son sabre d'une seul main vers l'épaule gauche du pirate, qui para, difficilement. Shelby lui envoya un coup de poing en plein visage, un coup de poing dont seul Shelby avait le secret, un coup de poing qui ferait s'écrouler un kodo. Le visage du pirate, pourtant impressionnant, se décomposa. Shelby enchaîna un autre coup de sabre qui désarma son adversaire sans manquer de lui trancher le torse de moitié. Le pauvre bougre tentait de se défendre avec ses poings, seulement pour les retrouver écrasés dans les mains de son oppresseur, et pour recevoir un joli coup de boule, qui, si il n'était pas maintenu par le poing, l'aurait fait décoller. Shelby termina le boulot par des coups de sabres vifs, sanglants et brutaux, rapetissant la brute au stade de pleurnichard. Shelby envoya son regard de brute sur Cédric avant de lui afficher un sourire de dents jaunies, et de le remettre sur pied, lui collant une tape dans le dos :

" Ca va mon p'tit ? 'Vais pas pouvoir te sauver à chaque fois ! Allez ! Active toi bonhomme !"

Le pirate s'éloigna alors, éclatant un peloton ennemi en donnant un coup de pied dans le buste, soudain fragilisé, du chef de file et reprit son habituel comportement de machine de guerre. Cédric n'a jamais autant remercier Linson de l'avoir sauvé de lui le premier jour ! Cédric se ressaisit. Il devait être aussi effrayant que cet homme, mais surtout, aussi efficace. Il chargea dans la mêlée, faisant tournoyer ses sabres, précisément et efficacement. Il commençait a faire un trou dans le peloton ennemi, se tachant de sang, tranchant des gorge et perçant des poumons. Cédric s’aperçut alors qu'il avait été touché au visage à partir de ce moment ci, voyant son sang couler par goutte devant son œil. Il prit d'abord peur, puis se rendit compte d'une chose : Il n'avait pas senti ce coup, une arme d'intimidation ? A voir les visages hésitant des adversaires qui le jaugeaient, Cédric pensait que oui. Il hurla alors, prétentieux, arrogant et haineux :

" Alors les fillettes ? On veut v'nir embrasser mes deux sabres ? Ou alors vous préférez que j'viennes vous les présenter de force ?"


Mort après mort, la bataille ne perdait pas d'intensité, et la nuit semblait même leur accorder un temps calme afin qu'il aient le monopole de la tempête.

La troupe face à Cédric le chargèrent, provoqués par ses paroles. Il n'en fallait pas plus pour provoquer ses barriques de rhum ambulantes. Cédric était prêt a les affronter seuls ! Mais il n'imaginait pas qu'un peloton s'était formé derrière lui, comme solidaire auprès du jeune mousse. Un flibustier se tenait à côté de lui et posa sa main sur son épaule, hochant la tête brièvement, comme pour signifier qu'ils étaient présents avec lui, qu'ils étaient là, fraternel, prêt à faire baver ces loups de mers avec lui. Cédric répondit alors au pirate d'un sourire et lança la charge vers le groupe ennemi. Poussé par l'adrénaline et cette joie soudaine que lui procurait le soutien de son équipage. Le rugissement du tirassien se fit long et fort, créant une mélodie barbare avec le cri des marins du Barbillon. L'impact des deux groupes se transforma en carnage. Cédric avait repéré ses cibles au préalable, démarrant un affrontement avec un flibustier, peinturluré de bleu, plus barbare que pirate. Sleggy des Montagnes, l’appelaient les pirates qui le connaissaient. Il était fort et s'adaptait à toutes les armes qu'on pouvait lui donner. Sleggy possédait Trenelion, une lame assassine, brutale, rapide et visiblement très efficace.


Sleggy des Montagnes. Tout ce que l'on sait sur lui, c'est qu'il est fort ... Et qu'il vient des montagnes.

Cédric frappa le premier de ses deux sabre. Rapidement esquivé par Sleggy, la riposte ne se fit pas attendre, tranchant son flanc gauche de sa lame vicieuse. Sleggy n'arbora même pas un sourire. Il tenta d'enchaîner sur cette victoire par un coup d'estoc dans le ventre ainsi exposé par le mouvement surpris de douleur de Cédric, mais, ce dernier parvint à voir clair et dévia de ses deux sabre la lame vers le bas et envoya promener le barbare d'un vif coup de pied en plein visage. Cédric avait le visage tordu de douleur cette fois. Ne jamais relâcher sa prudence. Son adversaire se redressa, le visage toujours inexpressif. Cédric chargea à nouveau, feintant un coup de sabre à gauche et frappant du droit au genou du barbare qui parvint à parer ce premier coup de justesse. Une grimace de mécontentement se dessina alors sur les visages des deux adversaire qui commencèrent alors un échange de coups de sabres rapides. Le martèlement du fer donnait un rythme au combat. Le barbare, lassé de ne plus pouvoir trancher la chair de son ennemi, frappa alors d'un coup de tête en plein visage, au risque de se prendre un coup de sabre. Cédric recula sous le coup et se reprit à temps pour parer une nouvelle attaque du barbare. Mais Trenelion trancha littéralement le sabre gauche du jeune mousse, l'obligeant a faire un écart sur sa droite. Il n'avait pas non plus prévu le coup de coude de l'homme bleu en plein dans son visage qui le fit chuter sur le pont humide de sang. Sleggy esquissa alors un sourire vicieux, observant son adversaire sur le sol. il se permit de lui adresser la parole :

" Trenelion est certainement le sabre le plus redoutable des sept mer, et tu as choisi d'affronter son possesseur. Mauvais choix petit"

Un autre flibustier de la Dent des Abysses avait décidé d'ôter la vie du jeune Lomnet, chargeant et beuglant sur lui, sabre en l'air. Sleggy ne put voir qu'un sabre transpercer le dos du bougre opportuniste, se tenant alors à nouveau prêt à en découdre. Cédric se redressa sur ses deux jambes, toujours le sabre à travers le corps sans vie de son agresseur. Il jeta un regard noir à Sleggy qui avait commencé à le charger. Il ne savait pas à quel point il venait de commettre une erreur : Alors qu'il fonçait sur son ennemi, Sleggy reçut le corps de son camarade en plein torse, basculant, déstabilisé, il n'eut pas le temps de voir l'attaque de Cédric, sentant la douleur implacable du fer dans son sternum. Le jeune homme demeurait alors calme, regardant son adversaire dépité dans les yeux, il lui adressa alors une réponse tardive :

" C'est pour cela que j'ai choisis son possesseur, Trenelion est le sabre qu'il me faut.
- Et c'est avec honneur que je te laisse me le prendre, tu fût meilleur guerrier que moi ..."



Trenelion, une lame redoutable, souple, mais redoutablement efficace.

Sleggy s'effondra avec un sourire aux lèvres, laissant le sabre de Cédric sortir de sa plaie. Il lâcha Trenelion tomber sur le pont. Cédric ne comprenait pas vraiment pourquoi Sleggy paraissait serein et heureux en mourant. Il avait un comportement de guerrier, mais il n'en cernait pas vraiment l'intérêt, cependant, il respectait ça. Il ramassa Trenelion et détacha son fourreau de la ceinture du barbare avant de l'attacher à la sienne, le tout ne prenant garde aux autres pirates autour de lui. Il passa son sabre rudimentaire en main gauche et Trenelion en main droite, bien que son ambidextrie fut quasi parfaite, il avait toujours agit comme un droitier, sans doute par superstition. Il observa a nouveau le chaos autour de lui, et son esprit se déchira sur l'instant : Caty, un peu plus loin, venait de se faire tirer dessus par le Gilnéen, chutant mollement. Le jeune tirassien hurla de rage. Il se fraya un passage jusqu'à elle, sauvagement, mais efficacement. Une fois arrivé à elle, un barrage de matelots du Barbillon se fit entre la cohue ennemie et le jeune homme. Caty était touchée en pleine gorge et son sang ne s’arrêtait pas de couler. Cédric lâcha ses sabres sur le sol et vint la tenir dans ses bras, la regardant dans les yeux. Cette dernière semblait vouloir lui parler, s'excuser peut être, ou bien le rassurer, du moins, c'est ce que comprit le jeune homme dans ses faibles baffouillement. Les yeux de Cédric déversèrent de lourdes larmes.

" Non, Caty ... T'inquiètes pas ça va aller ! Ça va aller ! Je vais te garder en vie, te protéger contre tous ceux qui voudront essayer de t'achever ! S'il te plait, me lâche pas, me lâche surtout pas !
- ... Trop tard ... J'aurais ... J'aurais voulu moins te pourrir la vie ... Tu peux plus ... Plus rien. Barre toi ... Sauve ta vie ... La mienne est foutue ... Je t'aime, p'tit bout d'homme ...
baffouilla alors Caty, essuyant les larmes de Cédric de sa main, un sourire triste sur son visage.
- Nan ! Dis pas ça ! Dis pas ça Caty ! Je ...

Cédric interrompit son discours irraisonné lorsqu'il vit sa main tomber mollement sur le sol, ses yeux fixer le vide et son sang se déverser au fur et à mesure qu'elle palissait. Cédric tremblait, il serra la femme sans vie dans ses bras, hurlant sa tristesse, les larmes ne finissaient plus de couler sur son visage. Jamais Cédric n'avait autant souffert. Caty n'était peut être pas une femme juste, mais elle lui avait ouvert les yeux sur pas mal de chose, elle l'avait fait grandir, rire, s'énerver, se saouler, réfléchir, mais jamais il n'avait envisagé qu'elle ne meure. Il se souleva alors, laissant glisser le corps sans vie de son amante dans ses bras, et décida de faire regretter au Gilnéen le meurtre qu'il venait de faire.
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